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005. ÉTALONNAGE – Tutoriel Premiere Pro CS5.5

Posté par Greg Cervall Le 15 juillet 2012 13 COMMENTAIRES

Cela fait maintenant plusieurs mois que je travaille avec Premiere Pro CS5.5 pour faire de l’étalonnage de qualité sur mes vidéos. Étant habitué depuis plusieurs années à le faire avec Final Cut Pro, je n’avais encore jamais trouvé mes marques avec le logiciel de montage vidéo d’Adobe. Surtout que ces derniers mois, j’ai passé pas mal d’heures à étalonner les différents plans de la web-émission « La Tête dans le Pion », réalisée par CoverFlow et produite par Asmodee. Sur cette émission, je suis en même temps, opérateur de prises de vues, monteur et étalonneur. C’est une expérience vraiment intéressante et enrichissante, et j’ai gagné pas mal de niveaux d’expérience en la montant. L’équipe de CoverFlow est vraiment superbe et c’est un plaisir de bosser avec eux ! Merci à Pierre Boulay (réalisateur), Jérémy Guillarme (directeur photo), Christian Esteves-Vallée (ingénieur du son), Raphaël Deyra & Naïr Mlanao (cadreurs), Estelle Jaillet (maquillage) sans oublier Marcus (présentateur). Je parlerai de cette expérience dans un prochain article.

Voulant développer un maximum mes connaissances sur les logiciels d’Adobe, je tiens vraiment à pouvoir monter l’ensemble de mes vidéos avec Première Pro. J’ai déjà pratiquement tout testé, mais il me reste la partie correction colorimétrique. En fouillant sur le web, je suis tombé sur une formation de Lynda.com : « Premiere Pro – Color Correction and Enhancement ». Je dois dire que j’ai vraiment trouvé toutes les réponses à mes questions avec cette formation. Je vous encourage vivement à vous la procurer pour vous perfectionner dans l’étalonnage.

En parlant d’étalonnage, je me suis aperçu d’une chose. En anglais, on parle de Color Correction et de Color Grading. Ce que nous pourrions traduire par Correction Colorimétrique et Étalonnage Couleur. Il faut bien faire le distingo entre les deux. Dans un premier temps, on effectue des corrections colorimétriques, c’est à dire : correction de la balance des blancs, du contraste, des niveaux de blanc et de noir, des intermédiaires et enfin, si besoin des corrections de couleurs localisées – couleurs secondaires –. L’étalonnage relève plus de la « patte artistique » de celui qui s’occupe de la colorimétrie de la vidéo. Il donne un « style » à son image, une ambiance. C’est la dernière touche du process en somme, mais pas forcément la plus simple !

Aujourd’hui, je vais vous faire une petite synthèse de ce process de travail, en restant axé sur la correction colorimétrique de séquences vidéos que vous pourriez avoir à corriger après vos tournages. Il existe plusieurs méthodes, mais le resultat est sensiblement le même. Mais, avant de commencer, je tenais à vous rappeler l’importance des paramètres que vous allez utiliser pour filmer vos plans. Une mauvaise balance des blancs est toujours très difficile à rattraper, surtout avec un encodage H.264 en 4:2:0 – je parle ici pour ceux qui filmeraient avec un HD-SLR –, et il en sera de même pour un plan relativement sous ou sur-exposé. Donc, avant d’appuyer sur le bouton, vérifiez vos paramètres !

Pour ma part, j’ai filmé l’ensemble de mes plans avec mon Canon 5DmkII, avec le profil colorimétrique Technicolor Cinestyle, ce qui me permet de gagner énormément en dynamisme. C’est un profil qui donne un aspect très neutre et plat à votre image, mais qui permettra de la corriger plus facilement J’ai réglé ma balance des blancs sur un éclairage tungstène, soit 3200 K – qui était, à quelques exceptions près la couleur dominante du lieu où j’ai fimé –. J’ai également utilisé le firmware MagicLantern, ce qui m’a permis d’augmenter le débit d’enregistrement des vidéos compressées en H.264, et de profiter des différents outils de prises de vues : waveform, false color. Je suis monté jusqu’à 640 ISO, avec une ouverture entre f/4 et f/7.1, soit 6 f-stop d’écart de l’endroit le plus clair, au plus foncé du tournage – je ne parle ici que des plans filmés en intérieur –.

Au dérushage des mes plans, ceux ci sont relativement équilibrés. Un peu sous-exposé par moment, mais rien d’inexploitable. J’utilise donc les fichiers .mov natifs de mon HD-SLR pour faire le montage sous Première Pro CS5.5. Je passe ensuite à la partie correction colorimétrique des plans et obtenir une harmonie visuelle entre eux. Voyons étape par étape le processus.

A- Outils de corrections colorimétriques sous Premiere Pro CS5.5

Sur cette image, vous pouvez voir le plan source sur la gauche et le plan corrigé sur la droite. En dessous, figure les différents outils d’étalonnage, à savoir – de gauche à droite et de haut en bas – : (1) Forme d’ondes YC, (2) Vectorscope, (3) Parade YCbCr et (4) Parade RVB. En théorie, il est impossible de corriger des plans sans ces graphismes. À moins de posséder un écran de très bonne qualité, donc très cher, et parfaitement étalonné, vous ne pouvez pas vous fier à votre œil et à votre écran pour étalonner vos vidéos. J’ai pour ma part acheter récemment une sonde colorimétrique, la Spyder4 Elite de DataColor. Elle coûte à l’achat 200 Euros, mais c’est un investissement qui vous changera la vie ! Il existe plusieurs sondes dans la famille des Spyder4, la version Elite permettant de calibrer plusieurs écrans et de vérifier les paramètres sur toute la zone de la dalle et non pas qu’au centre. Elle permet également d’étalonner un iPad. Ça peut servir si vous avez à présenter vos vidéos ou photos à un client avec ce type de support.

Vous pouvez trouver ces outils en changeant votre espace de travail en passant par le menu Fenêtres → Espace de travail → Correction Colorimétrique. Vous pouvez également passer d’un outil à l’autre en passant par le menu déroulant du moniteur référence.

Pour revenir au plan ci-dessus, à la lecture des outils sur le plan source, on voit qu’il est sous-exposé, assez peu saturé et qu’il manque de contraste. Nous allons remédier à cela.

B – Balance des blancs et réglage du contraste

Dans un premier temps, j’utilise l’effet Correcteur Chromatique Rapide (B). Il va me servir à corriger ma balance des blancs, à éclaircir les valeurs claires et foncées en jouant avec le curseur Niveaux d’entrée. Je me sers de la pipette pour prendre un échantillon de valeur de blanc dans la zone la plus claire de l’image. Cela va neutraliser la couleur dominante et recalibrer les couleurs de la vidéo.

Pour trouver cet effet, faites une recherche dans l’onglet du panneau Effets. Faites glisser l’effet sur votre plan pour qu’il soit pris en compte.

Ici, le léger décalage que l’on voit sur la roue colorimétrique (1) m’indique que la balance utilisée pour la prise de vues est relativement correcte. La neutralisation d’une couleur passe le décalage du curseur vers son opposé. Par exemple, lorsqu’on regarde cette roue chromatique, mon plan filmé étant un peu trop jaune dans sa couleur dominante, le curseur s’est décallé vers la couleur bleue, qui est la complémentaire du jaune. Pour plus de détails sur ce genre de chose, je vous propose de vous documenter sur le web. Il existe un très bon atelier sur Adobe Live – cliquez sur ce lien – et des exemples d’articles sur la couleur ici et .

J’utilise ici l’outil Forme d’ondes YC (A-1). Communément appelé waveforme, son utilisation première est de mesurer les différents niveaux de l’image. Ces niveaux ne doivent pas dépasser 100%, ni descendre sous la barre de 7.5%. Un signal qui serait trop haut sera surexposé, alors qu’un signal qui serait trop bas sera trop noir. En général, la couleur de la peau se situe autour de 70%, alors qu’un blanc avec peu de détails sera autour de 90-100% et des ombres seront en bas de 30% sur l’échelle.

Sans quitter cet outil des yeux, je passe ce plan de 255 à 172,8 dans les blancs (2-a), puis je plafonne légèrement les noirs (2-b), en les réglant de 0,0 à 17,0. Enfin, je remonte doucement les niveaux intermédiares à 1,3 (2-c). Vérifier bien que vos courbes ne plafonnent pas dans les hautes et basses lumière. Sur l’image ci-dessous à droite, j’ai poussé un peu les curseurs pour vous montrer l’effet sur l’outil Forme d’ondes YC et sur le Moniteur du programme. Le plan de droite est assurément plafonné dans les hautes lumières (4) et dans les basses lumières (5). On appelle cela l’écrêtage des hautes lumières pour les valeurs claires et le bouchage des noirs pour les valeurs foncées. Ce sont des termes utilisés en retouche photos. On voit nettement que le graphisme de l’onde est plafonné et forme une ligne horizontale épaisse. Vous devez éviter cela lors de vos corrections colorimétriques. Néanmoins, cela peut être un style que vous voulez donner à votre vidéo. Mais en correction pure, c’est une erreur.

Enfin, toujours en utilisant l’effet Correcteur Chromatique Rapide (B), je règle le curseur Saturation (3) sur 140 pour redonner un peu de couleur à l’ensemble. Voilà pour les corrections de base, mon plan est déjà plus contrasté et avec une bonne balance des blancs.

C – Corrections colorimétriques à trois voies

Ensuite, j’utilise l’effet Correcteur Chromatique Tridirectionnel (C), qui va me permettre de corriger l’harmonie de mes couleurs dans les tons clairs, moyens et sombres. C’est l’équivalent de l’effet Étalonnage à 3 voies pour ceux qui utilisent Final Cut Pro 7.

Ici, je me sers de l’outil Parade RVB qui me montre mes trois niveaux de couleurs Rouge, Vert et Bleu.

Je déplace donc les curseurs des trois roues colorimétriques pour harmonier les valeurs, en commançant par les tons clairs (1), puis sombres (2), puis intermédiaires (3). Comparé au graphisme de l’écran (A) – voir plus haut –, les couleurs sont toutes équilibrées les unes par rapport aux autres. À ce niveau, j’ai corrigé mon plan pratiquement à 75%.

D – Utilisation de l’effet Courbes RVB

Enfin, si je veux pousser un peu plus loin, j’utilise l’effet Courbes RVB (D). Il me permet de régler les derniers contrastes sur mon image et sur la correction de certaines valeurs colorimétriques, en utilisant des courbes proches de celles dont on se sert avec Photoshop.

Que ce soit la courbe principale ou celles Rouge, Verte ou Bleue, le principe reste le même. En haut à droite (1) de la courbe se situe les hautes lumières – blanc –, et en bas à gauche (2) se trouve les basses lumières – noir –. En cliquant sur la courbes, je peux créer des points de contrôle qui modifieront le graphisme sous forme de courbes de bézier. Je crée donc trois points : un vers les valeurs claires (a), un autre vers les valeurs sombres (b) et un dernier point au niveau des valeurs intermédiaires (c). Le principe est simple : en déplaçant mes points je vais modifier luminosité de mes couleurs dans leur ensemble (courbe principale) ou dans l’une des couleurs choisie (rouge, vert ou bleu). Si je déplace mon point vers la partie supérieure gauche de la courbe, je vais éclaircir le plan. Si je déplace mon point vers la partie inférieure droite de la courbe, je l’assombrie. Je peux donc régler très précisément mes valeurs de couleurs.

Attention néanmoins, car cette effet ne permet pas d’utiliser des images clés à la différences des deux premiers – cela peut être utile lorsqu’un plan a trop de variations de luminosité ou de contraste dans sa lecture –.

E – La couleur de la peau

Dernier petit point concernant la couleur sur le visage des personnes que vous filmez. Sans rentrer dans les détails et sans utiliser une correction colorimétrique secondaire – c’est une méthode qui permet de corriger une couleur de façon locale, mais je ne l’aborderai pas dans ce tutoriel –, il faut savoir que la couleur de la peau à une luminosité et une chromie qui lui est propre. Pour la corriger au mieux, j’utilise l’effet Recadrage pour me concentrer sur le visage de mon sujet.

En visualisant les outils (1) Forme d’ondes YC, (2) Vectorscope, nous pouvons facilement identifier certains repères. Dans un premier temps, sur l’outil Forme d’ondes YC, les réglages au niveau luminosité de la peau se situeront à 0,7 (a). Quand vous tournez une interview, si vous avez la chance d’avoir l’outil waveforme sur votre caméra – pour le 5D MarkII, MagicLantern l’apporte avec l’installation du firmware –, vous pouvez régler votre ouverture de diaphragme en vous basant sur cette valeur. On voit d’ailleurs bien sur le graphisme que la partie claire de l’image est située en (b) et que la branche noire des lunettes est située en (c). De plus, au niveau saturation et couleur, sur l’outil Vectorscope, la ligne située à gauche en haut de la verticale (3) correspond à la teinte de la peau. Votre nuage (3) doit se situé sur cette ligne ou bien légèrement au-dessus.

Tout ces outils et repères vont vous aider à mieux corriger vos plans. Vous attraperez vite des automatismes et avec un peu de temps et de pratique, ces manipulations vous seront tout à fait ordinaire !

En conclusion, je ne pensais pas faire un tutoriel aussi long sur la correction colorimétrique, mais il m’a semblé intéressant de partager mon expérience en la matière. Pour ceux qui connaissent déjà tout ce process, vous n’apprendrez certes pas grand chose, mais j’espère que les débutants trouveront une base de travail qui leur donneront envie de pousser un peu plus loin le montage et la finalisation de leur vidéo.

Je vous souhaite à tous un bon travail !

 

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13 commentaires

  1. julien dit :

    Merci pour ce tuto, ça remet les idées en place ;)

  2. Gaël dit :

    Bonjour,
    effectivement ça fait pas de mal! Surtout de rappeler qu’une mauvaise prise de vue promet un calvaire en postprod.
    Une petite question par rapport à ça: « J’utilise donc les fichiers .mov natifs de mon HD-SLR ».
    Je suis surpris car il est plutôt déconseillé d’utiliser les fichiers natifs du 5D. Ne vaut il pas mieux encoder ces fichiers en PRORES, codec plus adapté au montage et à l’étalonnage?

    • Greg Cervall dit :

      Hé bien… Oui et non. Par exemple, comme le codec H.264 est un codec de diffusion et pas de montage, si tu travailles sur FCP7, tu dois impérativement le rebasculer en AppleProRes. Sinon, bonjour la galère !!!
      Pour revenir au montage avec des fichiers natifs en H.264, comme Premiere Pro les lit sans problème, ça serait une perte de temps et beaucoup d’espace de ton disque dur de perdu.
      En fait, faisons un comparatif : le codec H.264 est donc un codec de diffusion enregistrant en 4:2:0. L’AppleProRes enregistre en 4:2:2 ou en 4:4:4 si besoin. Si j’ai une image .jpg en 8 bits, sera-t’elle de meilleur qualité si je la passe en 16 bits en l’enregistrant en .tiff sans compression ? Non. Elle contiendra plus d’informations, sera plus lourde, mais si tu la mets à côté de ton image .jpg, elle sera identique.
      Tout ça pour dire que réenregistrer en AppleProRes n’apporte rien SAUF, effectivement, pour un montage avec FCP7. Pour pouvoir avoir de la latitude en postproduction, il faut que ton image soit le plus neutre possible. D’où l’enregistrement de tes vidéos avec un profil type CineMarvel ou Technicolor pour gagner en dynamique.
      Si tes noirs sont bouchés ou tes blancs plafonnés, ce n’est pas avec de l’AppleProRes que tu pourras t’en sortir, hélas ! Un codage type .jpg ne fera jamais un .CR2 (RAW en photo) au final.
      Mais je te l’accorde, c’est bien dommage !

  3. Gaël dit :

    Merci pour cette réponse détaillée!
    Ma remarque faisait surtout référence à la difficulté de traiter les H.264 natifs (sur Premiere CS5). Les temps de rendus sont interminables pour la moindre retouche colorimétrique. De plus ces vidéos sont très compressées et ne supportent pas vraiment une grande latitude au niveau de la colorimétrie (même avec des réglages superflat au moment de la prise de vue). Je me suis habitué au ProRES que je trouve plus souple en quelque sorte. Même si vous avez raison c’est une perte de temps et une perte d’espace énorme et mon image n’est pas bonifiée réellement. J’y gagne simplement en souplesse au moment du montage.
    N’hésitez pas à me corriger si je dis des bêtises !

    • Greg Cervall dit :

      Tu as tout as fait raison Gaël. Mais que ce soit sur FCP 7 ou sur Premiere Pro CS5.5, tu auras forcément un calcul de rendu à faire.
      Le problème vient surtout de la capacité matériel de ton ordi. J’ai un vieux iMac avec juste 4Go de RAM… et ça rame justement !… Oui, elle était facile.
      Il y a un juste milieu entre le temps qu’on perd en convertissant toutes les vidéos et la place que ça prend, et le montage en natif. À titre d’autre exemple, FCP X gère à présent les fichiers natifs H.264.

  4. Gaël dit :

    Merci pour tes réponses qui posent les bonnes questions! C’est un compromis permanent à trouver en effet.
    J’en profite pour dire que ton site est très bien fait et apporte beaucoup à un amateur comme moi. Merci encore!

  5. hamza dit :

    Je vous remercie bien pour ce site qui est vraiment tres utile.
    Je suis en train de realiser (produire) un premier documentaire amateur sur un sujet concernant la nature dont j ai terminer le senario. Je suis en train d’acheter un caméscope selon mon budget pour commencer le tournage. je demande votre avis sur les camescopes de sony hdr-pj…. en particulier sur sony hdr-pj600e. Est ce que c’est suffisant par un tel camescope pour tourner un documentaire semi-pro ? pour montage par promiere pro est-il suffisant un pc dont les indices de performance sont entre 3.3 et 6.1? est-il suffisant un dictaphone et un logiciel d’édition audio pour enregistrer le son si non quel est le matériel nécessaire pour amateur OU bien faut-il un studio pour l’enregistrement de son? … faut-il utiliser un filtre polarisant sur camescope avant filmer? …pour l’étalonnage me apparaître comme etape necessaire je vais la bien élaborer dans mon travail. j ai posé bcp de question j’espere a trouver qlq trucs interessant sur le sujet dans votre site et dans vos réponses ..je vous remercie encore.

    • Greg Cervall dit :

      Bonjour,
      J’ai commencé à filmer il y a 5 ans avec un Handycam de chez Sony. Depuis, j’ai énormément utilisé d’autres camescopes plus professionnel et je connais assez mal les petits camescopes de poing de cette gamme.
      Ce que je peux vous dire c’est que vous aurez un assez bon stabilisateur d’image, mais vous n’aurez pas la main sur tous les paramètres de l’appareil : réglage du point manuellement, de l’ouverture, etc. Après, faire un documentaire semi-pro avec, pourquoi pas ?
      N’ayant pas testé ce camescope je ne vous serez pas d’une grande aide. Je ne connais pas les performances d’un PC – je travaille sur Mac – mais vous trouverez de nombreuses réponses en cherchant sur internet.
      Le filtre polarisant est intéressant pour supprimer des reflets (dans l’eau ou sur des vitres) et augmenter certains contrastes de l’image, ce n’est pas une nécessité, mais cela dépend des plans que vous avez à filmer.
      Pour ce qui est d’enregistrer du son avec un dictaphone… Je n’ai jamais essayé, mais je crains que la qualité ne soit pas au rendez-vous. Cela dépend des compétences de l’appareil.
      Enfin, l’étalonnage dans une vidéo donne toujours un aspect plus professionnel. Mais cela dépend énormément de la qualité d’encodage et compression de votre vidéo. Avec un camescope comme celui que vous ciblez, vous devez être du format mpeg en 4:2:0 grand maximum. Ce n’est pas l’idéal… Je n’ai pas dit infaisable, mais pas idéal.
      Je ne peux hélas pas dire beaucoup plus de choses sur votre projet. Désolé !
      Cordialement

      Greg Cervall

      • hamza dit :

        Salut Greg Cervall
        Merci bien pour votre réponse. Vous avez répondu en quelques mots à toutes mes questions. C’est bien claire et la réponse est suffisante pour donner une vue génerale sur le sujet. Ok pour l’étalonnage. C’est bon j’ai acheté le camescope Sony hdr-pj600e et j’ai tourné 70 % de projet. J’espere malgré le format mpeg en 4:2:0 qui n’est pas l’idéal, que mon documentaire va avoir un aspect plus professionnel après l’étalonnage. Enfin c’est un grand plaisir de trouver une telle réponse utile.. la votre. Salut

  6. Sommermeyer dit :

    Bonjour et merci pour votre tuto,
    J’avance pas à pas avec Première CS5. Je viens de faire un montage à 2 caméras en multicam et j’ai des différences de couleurs, lumières que j’aimerais corriger.
    Mon premier obstacle est que je n’arrive pas à avoir comme vous dans une fenêtre le plan non corrigé et le plan corrigé. J’aimerais ensuite pouvoir comparer un plan de la caméra A avec la B.
    Pouvez vous s’il vous plait m’aider?
    Merci beaucoup
    Nicolas

    • Greg Cervall dit :

      Ma méthode est la suivante pour étalonner deux plans (à vous de trouver celle qui vous convient le mieux bien sûr !) :
      - dans un premier temps, je passe le clip de la caméra A sur la piste vidéo 1 et le clip de la caméra B sur la piste 2 l’un au-dessus de l’autre.
      - avec l’effet recadrage que je mets sur le clip de la piste vidéo 2, je masque une partie de l’image pour faire apparaître le clip en dessous (piste vidéo 1).
      - j’étalonne ensuite les deux clips l’un après l’autre et ils me servent de référence pour corriger les autres plans.
      Attention, il y a toujours quelques ajustement à faire dès qu’on change de clip… Sinon, ce n’est pas drôle !
      En espérant que cela vous aidera…

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