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La Blackmagic Production Camera 4K est disponible à la location et à la vente depuis début mars 2014. Beaucoup de personnes se posent la question de l’acheter ou de la louer pour de futures productions. Le 4K, c’est l’avenir de la vidéo pour de jeunes ou moins jeunes vidéastes qui cherchent à réaliser des clips, de la captation ou de la fiction à faible coût. Et le RAW en vidéo, c’est l’assurance d’un étalonnage de qualité en post-production.
Mais beaucoup, comme moi au moment où j’ai décidé d’acheter cette caméra, se posent des questions sur ses performances et si ce rapport qualité/prix ne cache pas quelque chose.
Soyons honnête : cette caméra n’est pas parfaite. Aucune ne l’est. Surtout à ce prix !
Ce qui est important à mes yeux, c’est de bien connaître son outil de travail pour savoir ce qu’on peut attendre de lui et jusqu’où on peut aller avec. C’est ce que j’ai fait avec mon Canon 5DmkII et avec mon 5DmkIII. C’est ce que j’essaye de faire à présent avec la BMPC4K.

Donc, me voilà avec cette nouvelle caméra, avec en tête tout ce que je sais d’elle par des articles ou des tests trouvés sur le net. J’ai lu son manuel déjà des dizaine de fois et il faut à présent que je dompte la bête. Passage obligé entre la théorie et la pratique.
J’installe donc ma caméra dans une cage et un support de tubes Lanparte. Elle est alimentée par la batterie V-Lock située sur la crosse d’épaule. La sortie SDI arrive à un petit convertisseur SDI / HDMI, n’ayant effectivement pas de moniteur de retour SDI, je vais utiliser mon Z-Finder EVF Zacuto et un moniteur Marshall pour récupérer un retour vidéo. Je monte également mon Follow Focus
A-B Stop Lanparte sur le support caméra. Le tout est posé sur un trépied Manfrotto.
Pour ce qui est de l’optique, j’ai utilisé celui que je préfère en terme de piqué : un objectif Canon 100mm Macro de la série L. Il ouvre à f/2.8 et c’est vraiment une petite bête de course à mes yeux.
Je vous parlerai de l’ergonomie et de la prise en main de la BMPC 4K dans un prochain article. En résumé rapidement la chose, pour avoir travaillé régulièrement avec des DSLR Canon 5DmkII et 5DmkIII, des caméras Canon XF305 et C300, on s’aperçoit que Blackmagic Design est allé à l’essentiel en proposant une navigation très basique avec des menus relativement clair. Les paramètres se règlent en touchant l’écran du doigt. Il faut aimer laisser des empreintes digitales partout… ce qui n’est pas forcément mon cas !
Pour cette première série de tests fait maison comme on dit, j’ai utilisé des mires, des images références et des chartes couleurs haute-définition trouvé sur le net. Voici une liste des différents sites sur lesquels vous pourrez les trouver :

Je les ai imprimé ensuite sur un papier mat haute définition sur un traceur professionnel calibré. Puis, j’ai accroché ces sorties à la verticale et je les ai éclairé avec 2 spots de 500 W en lumière tungstène.

On ne peut pas dire que ces tests soient des tests scientifiques et ils n’ont été réalisés dans ce but. Pour ma part, je cherche juste à tester cette caméra à des fins personnelles, sans me prendre la tête. Personne ne me paye pour ça !
Si cet article peut vous permettre de vous faire une première opinion sur la Blackmagic Production Camera 4K, c’est tant mieux. Je ne vous recommanderai jamais assez de tester cette caméra avant de l’acheter – si possible ! –, ou de passer un bon moment sur le net pour recueillir d’autres avis que le mien.
Les vidéos de ces tests ont toutes été tournées en Ultra HD : 3840×2160, format qui est le double d’un Full HD et non pas un format 4K comme le voudrait l’appellation de cette caméra. Le terme 4K est un format, rappelons le, de 4096×2160 dans sa norme DCI 4K natif.
Le montage de la vidéo est réalisé dans un format Full HD : 1920×1080. Ma première préoccupation est de savoir quel rendu cette caméra a dans un format Full HD. C’est ce format que j’utilise dans la plupart de mes productions.

Le format Ultra HD permet, à mes yeux, d’économiser de l’argent et du temps sur l’achat, la location et la mise en place d’une deuxième caméra, en permettant de recadrer et zoomer dans l’image sans perte de qualité.
Bien sûr, je ne bouderai pas mon plaisir de faire des vidéos en Ultra HD, mais cela viendra après.

Test 1 : Focus et défocus sur mires

Sur ce test, je voulais voir la précision de l’option peaking sur la Blackmagic Production Camera 4K. Je voulais également voir quel type de moiré et d’aliasing on obtient avec des motifs complexes. Vous verrez donc un sous-échantillonnage à 50% (1920×1080) et à 100% (3840X2160) en plage dynamique vidéo.

Test 2 : Mires, couleurs et nuances de gris à différents ISO

Ce test en deux partie est d’abord filmé en plage dynamique vidéo, à 200, 400 et 800 ASA, avec un sous-échantillonnage à 50% et à 100%, puis en plage dynamique film.
Je trouvais intéressant de voir la différences de sensibilité et la présence de bruit numérique sur l’ensemble du panel de mires et chartes couleur ou noir et blanc.
L’autre point que je voulais voir, c’est la différence entre ces deux modes de plage dynamique que la Blackmagic Production Camera 4K nous propose : vidéo et film.
Comme vous pouvez le voir sur ces deux captures d’écran, la première est en plage dynamique vidéo.

Ici, nous avons une vue de la forme d’onde YC prélevée sur Adobe Premiere Pro CS.6. Noté l’amplitude aux niveaux des hautes et basses lumières.

Deuxième capture d’écran, cette fois ci en plage dynamique film.

La forme d’onde YC est plafonnée beaucoup plus bas en hautes et basses lumières. Cela nous permettra, en résumé, d’avoir plus de latitudes en post-production pour corriger nos plans. En attendant de pouvoir filmer en RAW, ce n’est pas si mal. On a une plage dynamique plus importante.

Test 3 : Sensibilité en très basse lumière

En gardant la même base de luminosité, j’ai pris trois vidéos avec des sensibilités à 200, 400 et 800 ASA, en compensant l’ouverture de f/2.8, f/3.7 et f/4.8. Dans en premier temps en plage dynamique vidéo puis film. Ici, pas de miracle, les problèmes dont j’ai entendu parlé sur le net se révèlent confirmé : à 800 ASA, le bruit numérique de la BMPC 4K est épouvantable. Mais, pire que tout, des bandes verticales apparaissent sur la prise de vues. Problème de capteur ? Cela sera t’il corrigé à la prochaine mise à jour du firmware de la caméra ? Mystère pour le moment…

Test 4 : Augmentation des ISO pour gagner de la luminosité

Ici, j’essaye de gagner en luminosité en augmentant les ASA. Même problème que précédemment.

Test 5 : Clips précédents agrandis dans les zones sombres et éclaircis avec une courbe pour faire apparaître le bruit numérique

Sur ce petit comparatif de bruit numérique, on voit bien la limite de la sensibilité de la caméra. Pas de surprise, on sera obligé de filmer à 400 ASA maximum. Ce qui nous obligera à ajouter un apport de lumière sur le tournage.

Test 6 : Comparatif d’un clip à 800 ASA corrigé avec Neat Vidéo

Pour terminer, on m’a demandé si l’utilisation d’un plugin comme Neat Video pourrait éliminer le bruit numérique d’une prise de vues à 800 ASA. J’ai testé… Et même si Neat Video fait un très bon travail, il n’efface pas les bandes verticales qui apparaissent à 800 ASA. Donc, pas de solution miracle ici encore.

Vous trouverez en document à télécharger :

  • 1 fichier BMPC4K-PSP_1_2014-04-04_2251_C0014.png qui est une capture d’écran de la vidéo réalisée sur une série de mires et de chartes de couleurs, enregistrée en Dynamic Range vidéo ;
  • 1 fichier BMPC4K-PSP_1_2014-04-04_2255_C0017.png qui est une capture d’écran de la vidéo réalisée sur une série de mires et de chartes de couleurs, enregistrée en Dynamic Range film ;
  • 1 fichier BMPC4K-PSP_1_2014-04-04_2318_C0021-Extrait.mov en AppleProRes(HQ) 3840×2160 d’un test à 800 ASA ;
  • 1 fichier BMPC4K-PSP_1_2014-04-04_2318_C0021-Extrait Noise Reduc.mov en AppleProRes(HQ) 3840×2160 d’un test à 800 ASA après traitement avec le plugin Neat Video.

Ces fichiers sources en téléchargement sont gratuits, mais vous devez au préalable vous enregistrer sur mon site pour pouvoir les télécharger. Alors, zou ! L’enregistrement, c’est dans la colonne de droite !

Voilà pour cette première partie de « Quand on fait des tests… » avec la Blackmagic Production Camera 4K. Honnêtement, je m’attendais plus ou moins à découvrir ces résultats. Pas d’énormes mauvaises surprises donc. Même pas de déception. Je sais à présent où je vais avec cette caméra…

Si vous voulez lire mon précédent article sur la Blackmagic Production Cinema Camera 4K, rédigé en avril 2013 sur mon blog, c’est ici. Pour lire l’article et voir la vidéo « Quand on ouvre la boîte… », c’est .

Prochaine étape, vous parler de son ergonomie et de sa prise en main.
Ensuite, on partira en vadrouille par beau temps pour voir ce que nous réserve la petite bête avec ses 200 ASA et sa plage dynamique film.

Ce tutoriel a été tourné avec une caméra Canon XF305. Montage sur Adobe Premiere Pro CS6 et After Effects CS6.

 

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